CAMEROUN : DEUX CHERCHEURS CAMEROUNAIS METTENT AU POINT UN SYSTÈME DE MESURE DU TAUX DE POLLUTION

Christophe Bobda et Emmanuel Tonye ont présenté vendredi à Yaoundé un dispositif de contrôle de la qualité de l’air mis au point par leurs soins.

L’un des deux chercheurs, Christophe Bobda, est expert en informatique /système embarqué à l’université d’Arkansas aux Etats-Unis. L’autre, Emmanuel Tonye, est expert en télécommunications à l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé. Les deux professeurs viennent de conjuguer leurs expériences aux Etats-Unis pour innover dans un domaine qui n’est pas le leur.

s ont mis au point un système d’observation de la pollution. La trouvaille a été présentée vendredi à la Maison de la coopération allemande à Yaoundé. Selon Emmanuel Tonye, le dispositif se décline comme « une machine contenant un système d’information géographique et connectée à Internet. Lequel système contient l’état de la pollution sur différents points d’une zone donnée où des capteurs sont placés. Les intéressés, qui peuvent être les autorités ou les forces de l’ordre reçoivent des alertes venant de ce système et leur donnant les taux de pollution ou la qualité de l’air », explique le Pr. Emmanuel Tonye.

Les concepteurs de ce dispositif entendent ainsi s’attaquer à un problème de santé récurrent dans la capitale. « Dans certains hôpitaux, on constate la recrudescence des malades atteints de conjonctivite, d’asthme, de maladies cardiovasculaires de différents types. Et on sait que ces maladies sont souvent liées à la pollution. De même, on observe une dégradation de posters, de banderoles. On constate qu’ils noircissent rapidement avec le temps. On peut bien dire qu’un polluant est à l’origine de ce changement », ajoute Emmanuel Tonye. Ainsi, des capteurs seront dans un premier temps déployés à Yaoundé, dans le cadre d’une phase pilote de 16 mois. Une entreprise financée par la Gesellschaft internationale zusammenarbeit (GIZ). Les chercheurs prévoient une extension du projet à d’autres villes du Cameroun et d’Afrique par la suite.

Les sites visés par l’innovation sont de trois ordres : les voies de communication avec la pollution type gaz d’échappement des véhicules, les quartiers denses où on utilise le feu de bois et les sites industriels où se trouvent des entreprises susceptibles de dégager des gaz polluants. Cette trouvaille est le fruit d’un projet dénommé CO2 Pollution in Africa (COPA) initié par le réseau d’intellectuels africains Afrisciences. Les premiers résultats du déploiement des capteurs et de la collecte des données sont attendus en décembre 2011.

© Cameroon Tribune : Hugues Marcel TCHOUA
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À propos PC AFRIQUE NEWS
Président de l'ONG CAMI AFRIQUE (Club des Amis de l'Informatique en Afrique) Ce blog est un espace d'information sur l'évolution des NTICs en Afrique et dans le monde en général.

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