Mega: Pourquoi fermer les sites de téléchargement illégal ne sert à rien

La page d'accueil du site d'hébergement de fichiers MegaUpload.

La page d’accueil du site d’hébergement de fichiers MegaUpload. CAPTURE D’ECRAN/20MINUTES.FR

WEB – Une étude américaine qui a étudié les activités des sites comme Wupload ou RadidShare l’affirme, et propose ses propres solutions pour contrer l’efficacité des pirates…

Entre ceux qui mettent en ligne le contenu illégal et les ayants droit qui le font supprimer, c’est «un jeu du chat et de la souris» qui se joue, selon les chercheurs américains de la Northeastern University à Boston, auteurs d’une étude intitulée Clickonomics.

Couper la tête d’un site en fait naître d’autres

Ceux qui s’en sortent le mieux? Les pirates, bien sûr. Car les liens ont beau être retirés des plates-formes de téléchargement illégal comme Uploaded, Wupload, RapidShare ou Netload, ils ressurgissent ailleurs, sur d’autres sites, sous d’autres formes.

«Des sites de téléchargement apparaissent quand d’autres ferment»: les chercheurs comparent le phénomène au principe de l’hydre, la créature dont plusieurs têtes repoussent dès que l’une d’entre elles est tranchée. Au final, les chercheurs constatent que «les pirates fournissent beaucoup plus de fichiers illégaux en ligne que les ayants droits ne peuvent en supprimer.»

En tentant de chiffrer l’ampleur de l’offre illégale disponible, les chercheurs sont parvenus, via le moteur de recherche FilesTubes, à établir qu’il existe 10.000 noms de domaines différents et 5.000 adresses IP hébergeant du contenu piraté. Une recherche de «dvdrip» aboutit à 1.019 noms de domaines liés à 702 adresses IP différentes.

Les conclusions de l’étude n’apportent aucune révélation, la fermeture fracassante de MegaUpload en janvier 2012 ayant démultiplié l’offre au lieu de la tuer, mais ont le mérite d’appuyer scientifiquement ce que l’on savait.

Deux solutions

Pour véritablement bloquer les sites de téléchargement direct, les chercheurs voient deux solutions. La première: leur couper les vivres. Les empêcher d’avoir accès à des sites comme Paypal, pour qu’ils ne puissent plus proposer d’offres payantes. La seconde: «Mettre en place une stratégie de réduction de la demande pour du contenu piraté, c’est-à-dire en fournissant une offre légale plus attractive pour les consommateurs que l’offre pirate». Tout un programme.

L’étude est à lire en anglais dans son intégralité ici.

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À propos PC AFRIQUE NEWS
Président de l'ONG CAMI AFRIQUE (Club des Amis de l'Informatique en Afrique) Ce blog est un espace d'information sur l'évolution des NTICs en Afrique et dans le monde en général.

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